Le vendredi 24 avril, à
l’agence, 15h…
L’ambiance électrique est palpable… Nos sacs sont prêts selon les dernières recommandations de Laurige, notre Responsable Himalaya et Aventure : tenue sportive, maillot de bain & lampe de
poche … Mais où allons-nous ? L’équipe ne le sait pas encore, la seule chose qui nous ait été communiquée est de se tenir prêt à 16h pour le départ du bus … Alors en
route !
Nous n’échappons pas aux habituels embouteillages de Delhi le
vendredi soir pour sortir de la ville et la nuit tombe vite, nos collègues indiens comprennent rapidement notre destination au fur et à mesure de la route que nous suivons ! Rishikesh is
calling…
Minuit, l’heure du crime … Et
des lampes torches ! Il nous faut descendre jusqu’à notre campement, se dessine alors une file de 33 têtes obnubilées par leur portable, briquet et lampe torche évidemment pour les plus
consciencieux. La suite se résume à trouver sa tente et son colocataire, en évitant bien sur un plongeon malencontreux dans le Gange … et au lit !
Réveil à l’aube… Non on est shanti ! Alors on se retrouve vers 10h pour le p’tit dej’ et le traditionnel « workshop ». On y évoque le passé mais surtout l’avenir de l’agence, et les nouveautés 2010 (un nouveau logiciel, un bureau à Pondichéry, des nouveaux sites web, de nouvelles recrues pour nos pôles langues), des évolutions en perspective !
L’heure du déjeuner (ah ça on mange bien sur le camp) et nous voilà en route pour l’activité de l’après-midi… Vous avez deviné ? Eh oui Rafting !!! Allez hop, tout le monde saute dans son raft, les nageurs confirmés tout comme ceux qui ne savent pas nager, ceux qui ont peur de l’eau comme ceux qui en raffolent, ceux pour qui le Gange est un vieux rêve comme ceux pour qui c’est une première ! Un guide par raft, et ça ne rigole pas : « All foward », « Right back », « fast, fast » ! On s’arrose évidemment, on se déstabilise, on tombe à l’eau pour certains et surtout on essaie de se cramponner pendant les « rapids », qui avec le vent de ce samedi, ne sont pas si tranquilles, les avides de sensation se régalent !
Il faudra en tout 3h pour descendre, on recueille les impressions de chacun et chacune, diverses et variées, mais tout le monde a passé un super moment ! Au coucher du soleil, nous partons flâner
à Rishikesh, et apprécions le jus de fruit frais et les « pujas » (offrandes de fleurs) déposées sur le Gange. Il faut reprendre le bus pour rejoindre notre campement plus haut dans les
montagnes. La soirée s’annonce, comment dire…, comme une soirée de colonie de vacances ! L’équipe se retrouve autour du feu et trinque à la réussite !
Dimanche matin : réveil au bord du Gange, il fait chaud, alors une seule chose en tête : se baigner dans le fleuve qui lui est bien frais ! On se jette à l’eau, certains font même un peu de kayak, les uns jouent au volley pendant que les autres finissent leur grasse mat’ ! On se remplit une dernière fois la panse pour le déjeuner avant le retour !
Un seul mot : Bravo !
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en Inde, c’est aussi l’occasion de
faire des pauses pour le moins originales : les dhabas (petites cantines) au bord de la route proposent une nourriture sommaire, un décor
souvent désolé, mais l’important est de pouvoir au minimum boire son tchai (thé au lait local) ! C’est aussi le moment d’utiliser les
toilettes ; sur la porte de ceux-ci, je peux lire les consignes de sécurité d’un bateau de croisière, en portugais ! Preuve qu’on est dans un pays où tout se recycle... Ce qui semble
une incongruité n’en est en fait pas une, puisqu’à Alang, qui se trouve à moins de 200 km de là, se trouve l’un des plus grands cimetières de bateaux du monde, et de ce fait une mine de pièces
détachées et accessoires de toutes sortes.
Bhavnagar n’ayant présenté que peu d’intérêt, je pars dans l’après-midi pour Palitana. Après 1h30 dans un bus local, j’atteins ce lieu sacré, destination de pèlerinage
des Jaïns (obédience religieuse proche à la fois de l’hindouisme et du bouddhisme, dont une grande partie des adeptes vit au Gujarat). Encore vingt minutes de rickshaw par une étroite route de
campagne, et j’arrive à Vijay Vilas, une vieille demeure de campagne, au milieu des champs. La terrasse de ma chambre m’offre une vue sympa sur une partie des temples, perchés en haut d’une
colline. Cela laisse présager de la randonnée qui m’attend demain matin : pas moins de 3000 marches à grimper ! Autour de moi, c’est un tintamarre de chants d’oiseaux. Quel plaisir
d’être en pleine nature, de voir des perruches vertes, des paons et une multitude d’autres volatiles s’égayer alentour !
d’Alipura, située entre Orchha et
Khajuraho. Ce village, encore préservé du tourisme de masse, permet une belle et nouvelle rencontre avec l’Inde. Au premier abord, son « Palace », reconverti en hôtel, se révèle en être
la principale attraction. Et il est vrai qu’il vaut la peine d’être vu. Construit il y a environ 300 ans par la dynastie des Parihar, il apparaît aujourd'hui, après diverses extensions et
reconstructions, comme un charmant et hétéroclite monument d’allure insolite. Le Raja Mavendra Singh, appartenant au clan des Parihar, Rajputs d’Agnikula, y demeure encore avec la Rani (sa femme)
Brijraj Kumari.
Derrière les anciennes écuries en ruine, la colline de terre rouge ainsi que la
rivière où se vautrent les cochons, s’étend un paysage heurté qui invite à la flânerie. Mais Alipura en elle-même mérite qu’on la visite et que l’on se perde dans le dédale de ses ruelles de
terre aux multiples petits temples. Les buffles sillonnent la ville de leur pas nonchalant et se rafraîchissent dans le lac, au bord duquel les femmes lavent énergiquement progéniture et
vêtements, tandis que quelques enfants rieurs vous forment une escorte fermée par les chiens de la rue. Certains puisent de l’eau, d’autres confectionnent des tcharpoï (lits), raffinent de
l’huile, broient des végétaux ou discutent devant des échoppes. Le village est calme, reposant malgré l’activité qui s’y déploie ; une atmosphère de tranquillité en émane, contrastant avec
l’effervescence habituelle des villes du sous-continent. L’accueil des villageois, paisibles et sympathiques, donne l’envie au voyageur de passage de s’y attarder au hasard des rencontres.
Alipura est véritablement un lieu de l’Inde qui gagne à être connu. Loin de l’agitation et des sentiers battus, il fait bon s’en imprégner.
Le lendemain, départ en moto Enfield, avec
nos amis, pour Marari Beach, une plage que nous avons « découverte » il y a 8 ans, et que nous adorons : peu connue des Tour Opérateurs, cet immense cordon de sable blanc (plus de
20 kms de long) bordé de cocotiers est encore préservé du tourisme de masse. Pourvu que ça dure ! Nous sommes accueillis par M. Sarghese (Joseph, pour les intimes), qui d’emblée nous invite
à sa table pour déguster du curry de crevettes et du poisson grillé, avant de nous ouvrir les portes de sa nouvelle maison d’hôtes : décoration et aménagement tout en simplicité, la maison
borde la plage… c’est ça le VRAI luxe !!!! (Cette merveille de maison est d’ailleurs désormais l’une des 5 adresses proposées par Shanti Travel pour séjourner à Marari Beach. Pour plus
d’infos sur nos voyages en Inde du Sud :
Après l'agitation de Delhi, j'ai décidé de me refaire une santé en mettant le cap sur le Rajasthan, à quelques heures à l'ouest de la capitale.
désert qui alterne avec des zones vertes de cultures où des fleurs rouges, violettes, jaunes et oranges resplendissent littéralement.
A
l’heure où la plupart fuient l’hiver de Delhi pour le sable chaud de Goa, qu’est-ce qui peut bien nous donner l’envie de nous envoler vers l’altitude glacée et désertique du Ladakh ?
Le lendemain, je me réveille en douceur et en beauté avec un
petit-déjeuner sur la terrasse de l’hôtel d’où j’admire le fort de Mehrangarh, l’un des plus impressionnant du Rajasthan, et le bleu des façades des maisons.